Voyage en Turquie, été 2007 ( Partie 2) Par Rapido 03
Jour 10
Réveil avec les canards et les chauffeurs de
« dolmus » faisant la pause.
Ravitaillement en eau à la fontaine du parc animalier et
direction Antalya par une petite route de montagne très tortueuse, mais avec de
sublimes paysages.
La route de
montagne, passage dans les gorges
La côte d’Antalya à Alanya ne présente que peu d’intérêt,
c’est une succession d’hôtels , de complexes de plage, bref, c’est une
« usine à touristes »
Nous déjeunons dans un restaurant sur la route du bord de
mer, pas très bon et cher, nous sommes dans la zone la plus fréquentée par le
tourisme international, ceci explique cela !
Nous quittons l’autoroute pour une route plus pittoresque
qui surplombe la Méditerranée, de magnifiques criques nichées au cœur des
plantation de bananiers.
Bateaux de promenade en baie
Nous nous arrêtons en acheter au bord de la route, Jérémy se
régale de ces fruits mûrs à point !
Bananeraies
Au passage du col, l’arrivée sur Anamur rappelle quelque peu
celle sur la plaine d’Alméria, c’est une mer de serres en plastique, ici la
culture intensive se pratique aussi !
Le site
phénicien d’anamurium
Nous décidons de visiter le site antique d’Anamurium puis
nous trouvons à passer la nuit sur le parking d’un hôtel- autokamp, pour 5€ la
nuit.
Baignade, pêche et repos au programme de la soirée.
Premier accident, jérémy se plante une pointe dans le pied
sur la plage, heureusement, ce n’est pas profond !
La plage
d’Anamur vue du site antique
Jour 11
Départ d’Anamur pour Adana, la route côtière est superbe,
des vues sur les criques, et au loin en mer l’île de Chypre, mais c’est aussi
10000 virages sur une chaussée en mauvais état et étroite, la prudence
s’impose !
Les plages et
la côte entre Adana et Mersin
Une pause baignade sur la plage de Kokipos est la bienvenue.
Ilot
fortifié de kizkalesi
La plage de Korikos
Nous retrouvons avec plaisir l’autoroute après 400
kilomètres de virages et nous roulons bon train jusqu’à la bifurcation pour la
Syrie où nous rejoignons le bord de mer ; nous trouvons un restaurant à
Botas tesisieri qui nous invite à passer la nuit sur son terrain ; nous
dînerons chez lui d’excellentes daurades pour une somme modique.
Bivouac
au restaurant
Jour 12
La nuit a été chaude et humide, la faute au
« marin », et nous prenons la direction de l’est en longeant la
frontière Syrienne.
Les autoroutes de l’est
Nous faisons une pause « çay » sur l’autoroute et
en profitons pour faire laver le camping-car, le père et ses 2 fils nous font
ça très bien pour moins de 10 €, puis nous continuons par une autoroute toute
neuve jusqu’à Urfa où nous prenons la direction du barrage Atatürk sur
l’Euphrate.
Les lacs du barrage Atatürk
Nous faisons le plein de gas-oil et le patron nous invite à
prendre le thé dans son bureau, l’accueil des Turcs est toujours aussi
surprenant ! et ce n’est pas que commercial !
Après la traversée de l’Euphrate et des lacs de barrage direction
le Nemrut dagi que nous espérons atteindre pour le coucher du soleil
Après Katha nous quittons la grand route, un panneau nous
annonce le sommet à 15 kms .
La
montée et le sommet au loin
Oui, mais15 kms d’une route très difficile, pente entre 12%
au début et finissant à près de 20%,des virages en épingle à cheveux, des
précipices impressionnants, tout ça sans murets ni glissières, le camping-car
monte en 2ème, quelque fois en 1ère !
Ici
c’est encore du 12%
Après ¾ d’heure de cette route pavée nous arrivons au
terminus, le point de départ du sentier qui termine l’ascension jusqu’au
tumulus.
Le marchand de souvenirs nous invite à passer la nuit sur la
petite plate-forme du poste de gendarmerie, nous acceptons très
volontiers !
Départ du sentier pour le sommet
Nous en profitons pour acheter quelques souvenirs et prendre
le thé, nous discutons un moment avec des touristes Belges qui nous disent que
nous sommes les premiers Français qu’ils rencontrent depuis 3 semaines.
Ils sont aussi très étonnés qu’un véhicule comme le notre
puisse faire la montée par cette route, et quand nous leur disons que nous
allons coucher au sommet ils nous prennent carrément pour des fous !
Départ pour l’ascension du Nemrut par un sentier en grosses
pierres, l’altitude se fait sentir (2150 m) mais une fois au sommet un
spectacle extraordinaire : un tumulus de 75 mètres de haut, fait de
pierres empilées , grosses comme le poing, qui renferme le tombeaux du roi
Antiochos 1er, à l’image des pyramides Egyptiennes ; à l’Est une terrasse
avec les restes d’un temple et les statues du roi entouré des dieux de
l’époque, mais leurs têtes sont tombées au sol suite aux tremblements de terre,
et ont été replacées aux pied des stèles.
De cette esplanade le regard embrasse toute la plaine de
l’Euphrate et du Tigre, un panorama incroyable en direction de l’Iraq, pas si
loin à vol d’oiseau, de la Syrie et plus proche , des grands lacs artificiels
dus au barrage de l’Euphrate.
Le temple Est, les statues avec les têtes à leur pieds
La plaine
avec les lacs et au loin l’Iraq et la Syrie
Le sentier contourne le tumulus par le nord et donne accès à
la terrasse Ouest ; là les tête sont aussi tombées , mais elles sont dans
un meilleur état que celles de l’Est .
Tête de la
statue d’Héraclès, terrasse Ouest
Le spectacle est grandiose, 5000 kms depuis la France, mais
nous ne le regrettons pas !
Héraclès, Apollon, tête d’aigle et Zeus
Vue d’ensemble de la terrasse Ouest
Comment à cette époque ont-ils pu ériger à cette altitude un
pareil monument ? mystère, comme pour les pyramides d’Egypte, de quels
moyens disposaient t’ils ?
Peut-être un jour les études faites sur le sites apporteront
un début de réponse !
Vous comprendrez que nous avons été subjugués par ce site,
certainement un moment unique dans une vie !
Nous redescendons au camping-car pour dîner et passer la
nuit, seuls, sur ce site mythique.
Le seul emplacement à
peu près plat pour la nuit
Jour 13
Le soleil se lève, à nos pieds la plaine de Mésopotamie, une
famille Turque se prépare à monter au sommet et nous souhaite le bonjour,
entame la conversation en Anglais et c’est difficilement que nous abrégeons
cette rencontre, la discussion pouvant durer des heures !
Adieu le Nemrut !
La descente s’effectue prudemment, presque 10 kms en 1ère,
sinon nous n’aurions plus de freins rapidement et les précipices sont
profonds ! nous prenons le petit déjeuner au bord du lac et direction la
Cappadoce !
Beaucoup de route de montagne, souvent étroite, avec de
nombreux cols à près de 2000 mètres ; pause déjeuner dans un resto où la
source se déverse directement devant la terrasse, brochettes succulentes et
salade turque, abricots de Malatya ( c’est la capitale mondiale de l’abricot
sec !) pour moins de 8 € , extra !
La route continue par de hauts plateaux désertiques
entrecoupés de vallées verdoyantes.
Passe par de grandes steppes cultivées en céréales dans
lesquelles sont tracées de très longues lignes droites à 4 voies.
Lignes
droites à perte de vue
Trop droites, trop facile de rouler vite ! et
hop ! un radar, 7 km/h de trop, pourtant je roulais à un peu moins de 110,
mais pour le gendarme un camping-car est un mini-bus ! donc limité à 80 ! malgré mes protestations le pandore ne veux
rien savoir, et j’écope d’un PV de 166
livres (80€) à régler de suite en espèces ; pendant ce temps, tout ce qui
passe roule allègrement au dessus de la limite !
Il est tard et temps de trouver un endroit pour la nuit,
nous le trouvons après Pinarbassi, au bord d’une rivière.
Un petit coin
paisible au bord de l’eau
Jour 14
Levé de bonne heure après une nuit fraîche et très calme,
nous reprenons le direction de Kayseri, nous devons trouver un banque pour
faire du change (le PV de la veille ayant sérieusement entamé nos dernières
livres !) nous voulons aussi visiter le Bazar.
A peine avons nous trouvé une place de parking, nous sommes
acostés par un « gentil monsieur » qui nous propose de nous conduire
à une banque pour faire du change ; mais les banques ne faisant pas le
change ,il nous guide vers le bazar où se trouvent les bureaux de change.
Le taux est bon et sans commission, notre nouvel ami nous
propose de nous guider dans l’ancien bazar en nous expliquant l’histoire et la préparation de la laine, Kayseri étant
la capitale du tapis.
Tapis, tapis, vous avez dit tapis ?comme par hasard
nous nous retrouvons devant la boutique de son frère, et que croyez vous qu’il
vende ?………………..hé oui, des tapis !!!!
Nous sommes invités à prendre le thé, nous admirons de
magnifiques kilims, mais au grand dam de notre vendeur nous n’achèterons rien.
Il faut préciser que tout c’est dit en Anglais, dur,
dur !!
Nous faisons un tour dans le bazar moderne et déjeunons sur
place d’un kébab.
Nous quittons la vile
pour la Cappadoce et par erreur sur la route à prendre, nous découvrons un
magnifique caravansérail à Incesu.
La cour intérieure en réfection
Nous faisons le tour du lieu et nous sommes invités par le
gardien à entrer et faire des photos, puis il nous offre le thé dans sa maison,
qui est une pièce du caravansérail.
La mosquée
Notre hôte dans son « chez lui »
Vue extérieure, place imprenable !
Nous repartons pour Zelve et son musée troglodyte à ciel
ouvert.
Les cheminés des fées
Maisons troglodytes
Quelques kilomètres après, nous visitons un autre site où
nous nous promenons au milieu de ce magnifique décor minéral au cœur duquel les
hommes ont creusés de véritables villes, avec leurs maisons dans les cheminées
et aussi de petites chapelles décorées à l’origine de fresques, mais
malheureusement vandalisées par les hordes de touristes débarquant par bus
entier !
Intérieur avec l’entrée fermé par la roue en pierre
Des morilles
géantes ! ! !
Nous nous arrêtons à Gôreme mais nous ne visiterons pas la
ville, le tourisme de masse ayant la aussi fait des ravages, nous reprenons
pour Uchizar ville entièrement troglodyte et mieux préservée que sa voisine.
Bel équilibre !
Fresque, du moins ce qu’il en reste !
Uchizar, ville
troglodyte encore habitée
Nous reprenons notre route en direction du grand lac salé et
nous installons notre bivouac en plein désert salé.
Seuls au monde !
Jour 15
Après une bonne nuit très calme nous prenons la direction
d’Ankara en suivant les rives du lac salé ; une petite route sur notre
carte semblant couper par les bords du lac, nous décidons de la suivre.
Mais après une trentaine de kilomètres nous sommes bloqués
par une barrière à l’entrée du l’usine d’extraction de sel.
Le gardien viens à notre rencontre et nous explique quelque
chose en Turc mais nous ne comprenons pas !
Il nous fait signe d’attendre, et après un coup de fil ,
nous invite à entrer dans l’usine.
Surpris , nous pensons que nous sommes encore invités à
prendre le thé !
Effectivement, nous prendrons le thé dans le bureau du
directeur, mais nous sommes invités à aller sur le site d’extraction pour
visiter et rouler sur le lac !
C’est pas tout les jours que des français en camping-car se
présentent à l’entrée !
Encore un exemple de l’accueil de ce pays.
L’extraction
du sel, comme on gratte le bitume chez nous !
Non, ce n’est pas de la neige ! nous roulons sur du
sel !
Après ce petit tour en camping-car sur le lac salé (non, pas
de record de vitesse !) nous repartons sur Ankara, capitale du pays.
Nous ne nous arrêterons pas dans cette ville énorme et
tentaculaire, en camping-car ce ne serait pas très aisé de circuler et de
stationner.
Nous préférons rejoindre la côte de la Mer Noire au nord et
pensons faire étape vers Safranbolu, ville Ottomane la mieux conservée de Turquie.
Nous arrivons vers 18 heures à Safranbolu, le nord est sans
conteste plus vert et plus doux (
30°)
Maison typique du style ottoman
Après une longue recherche par les petits chemins, nous
trouvons un emplacement pour la nuit, au pied d’un pont romain parfaitement
restauré ; il fait plus frais ! tant mieux !
Pont romain en pleine campagne
Bivouac tranquille
Fin de la deuxième partie
Par Rapido03