Par Rapido03
C’est un parcours creusé dans la falaise, et les murs
servent de support à de nombreuses fresques sur le thème de l’Amour.
Nous arrivons au village sous une pluie battante, ça doit
être magnifique sous le soleil
Nous prenons un tunnel qui relie la gare au village:
Nous débouchons directement dans le village, il pleut
vraiment trop fort, quelques photos et nous regagnons notre base à Levanto.
Le port de Riomaggiore:

Les fresques à la gare.
Nous arrivons au camping car en fin d’après midi, et nous
décidons d’aller passer la nuit à Portovenere, l’aire
étant à 800mètres au-dessus du village :
Nous passerons la nuit et ferons les services (12€, services
gratuits)
Mardi matin, nous allons visiter Portovenere
à pied, et c’est en voulant faire une photo à l’entrée du village que je
m’aperçois que j’ai oublié l’appareil dans le camping car!
Tant-pis! trop
dur de refaire l’aller retour
Après la visite, nous partons pour Carrare et ses carrières
de marbre, non sans avoir été prendre un café sur le petit port de Le Grazie :
Puis c’est la traversée de La Spézia,
son port militaire, et Carrare est bientôt atteint.
Nous suivons le fléchage des carrières et arrivons au pied
de la plus grande «mine» de marbre blanc du monde, à 600 mètres à
l’intérieur de la montagne, les autres extractions se faisant à flanc de
montagne :
Nous stationnons dans la boue blanche de marbre, et visitons
«la mine» :
Les blocs de marbre :
Ici, au cœur de la montagne, les ouvriers découpent des
blocs de marbre blanc, dans des salles qui atteignent 15 mètres de haut et 70
mètres entre chaque pilier !
C’est vraiment impressionnant ! ces
blocs servirons aux plus grands sculpteurs de la planète.
L’eau de ruissellement est omniprésente, c’est elle qui sert
à la découpe de ces blocs avec les scies diamantées.
Un petit musée explicatif est ouvert à l’extérieur, très
instructif.
Nous déjeunerons avec les ouvriers, ambiance
décontractée !
Nous repartons en direction de Pise, qui sera notre
prochaine étape.
Nous faisons l’erreur de prendre la nationale, mauvaise
pioche ! 20, 30 km/h
max, c’est une file continue de camions et de voitures, après quelques
kilomètres à ce rythme nous prenons l’autoroute que nous quitterons à la sortie
Pise nord, et direction le parking réservé aux camping-cars, il est à 800 mètres à pied du
«campo» et coûte 12 € les 24heures, services compris !
Une fois installés, nous allons visiter ce fameux
«campo» et la «tore pendante» mondialement connue.
Le "campo" se compose du baptistère, du Duomo,
et de la tour qui est le clocher de la basilique.
Nous ne visiterons
que la tour, pour la vue du haut, mais ça se mérite, près de 600
marches!
Après la visite, nous passerons la nuit sur l’aire de Pise,
demain direction l’île d’Elbe.
Ce matin le soleil est bien présent, nous partons de Pise
par l’autoroute en direction de Piombino, port d’embarquement pour l’île
d’Elbe.
Nous quittons, le grand ruban vers San
Vicenzo, nous suivrons le bord de mer par la
nationale.
C’est par une pinède que nous arrivons à Populonia,
site antique avec ses fouilles romaines et étrusques.
Bravant l’interdiction aux camping cars, nous montons vers
le village, à cette saison nous pouvons nous le permettre!
Un parking payant est prévu pour la visite du minuscule
village fortifié, nous y ferons un petit tour.
Nous descendons pour déjeuner au petit port, et pendant que kathy prépare le repas nous faisons un petit tour avec
jérémy
Les pêcheurs sont de retour, l’atmosphère est vraiment très
agréable !
On sent que la vie s’écoule paisiblement avant la fièvre de
l’été.
Vu le nombre de bateaux à l’ancre, le coin doit être animé
en saison!
Après le repas, nous partons pour l’embarcadère des ferrys à Piombino, l’agence Moby-line
est située à l’entrée, nous prenons les billets pour Elba,
130€ l’aller simple pour nous, départ dans 10 minutes,
faut pas traîner !
Nous voilà sur le bateau, un heure
de traversée et nous débarquerons à Portoferraio.
La mer est belle, et le soleil est de la partie, une mini
croisière quoi!
Nous débarquons et prenons la direction de l’ouest par la
route du bord de mer, ça ressemble beaucoup à la Corse, nous en verrons
d’ailleurs la côte depuis la pointe ouest de l’île.
L’île est intéressante pour ses paysages et son calme, ses
petits villages perchés à flanc de montagne, par contre il ne faut pas quitter
les axes principaux, le réseau secondaire étant constitué de très petites
routes, ou pire, de chemins souvent défoncés au sortir de l’hiver.
Et comme nous ne sommes pas en 4x4, nous devons à plusieurs
reprises rebrousser chemin, notre camping car de 7,40 M ne nous permet pas de
poursuivre dans ces conditions
Au détour d’un virage, quelques biches s’enfuient à notre
approche.
Nous trouvons une aire pour la nuit à Cavoli,
mais personne n’est présent, nous verrons bien !
Le coin est superbe avec une plage de sable fin en
contrebas, une «rondinera» à quelques
encablures de son île d’origine !
Après le dîner, un petit tour au village confirmera que
c’est bel et bien une station balnéaire d’été, seules 2 ou 3 résidences sont
occupées, calme assuré !
Ce matin , toujours personne pour
percevoir un quelconque payement, des Suisses se sont installés à nos côté, je
décide donc de laisser à l’accueil une bouteille de vin d’Alsace avec un billet
sous un élastique, les Suisses ferons de
même avec du «fendant», en espérant que ça ferra plaisir au
propriétaire de cette aire privée !
Nous continuons notre visite de l’île par la côte Sud, les
plages sont plus nombreuses, on voit que cette partie est dévolue au tourisme
balnéaire.
Mais il reste encore des coins difficiles d’accès ou l’on peux profiter d’un
certain calme, et même hors saison envisager une nuit paisible en bivouac.
La partie Sud-Est est plus ouverte
au tourisme de masse avec ses complexes hôteliers et campings.
Mais à cette saison, c’est encore accessible sans problèmes.
Nous remontons vers Portoferraio pour prendre le ferry et
retrouver le continent.
Notre destination: Sienne, que nous rallierons par Massa
Marittima, magnifique village fortifié dans une
toscane qui commence de dessiner ses collines vallonnées.
Une pose photo au détour de la route pour admirer les ocres,
et nous trouvons par hasard une aire au pied d’un monastère; ce sera
notre halte pour la nuit.
Nous sommes à 35 kilomètres au sud de Sienne, demain sera
consacré à la visite de cette ville célèbre pour son «palio»
cette fameuse course de chevaux datant du moyen age où le vainqueur est le
cheval, même en l’absence de son cavalier!
Une carrière d’ocre, «terre de Sienne»
Notre bivouac, pas gênés par les voisins, et ce qui ne gâche
rien, gratuit, et à 2 pas du monastère et du site de l’abbaye
Ce matin , nous irons voir l’ancienne abbaye de San Galgano, abandonnée au moment
de la Grande Peste, ainsi que la chapelle du chevalier du même nom, un petit
coin hors du temps, à visiter si vous vous trouvez de passer par là.
Notre route se poursuit vers Sienne, non sans poses photos
pour admirer les villages rencontrées au détour du
chemin.


Et nous arrivons à Sienne, nous stationnons au pied des
remparts, il nous reste moins d’un kilomètre pour passer les portes de la ville
et visiter cette citée qui n’a que très peu subit les outrages du temps depuis le
moyen-age.
Tout de suite, nous ressentons une authenticité que peu de
villes possèdent encore, comme si le temps n’avait pas eu de prise à
l’intérieur de ces murailles !
Les ruelles sont étroites, la circulation restreinte aux
autochtones munis de laisser passer, et les commerces n’affichent pas les
panneaux colorés et criards de nos magasins Français; ici on trouve tout,
mais sans racolage, le cachet est préservé.
Vous l’aurez compris, cette ville fait partie de nos coup de cœur !
Pourvus qu’elle ne change pas trop vite !
Le pôle principal est bien sûr la place du Campo, théâtre du
«palio», une foule compacte s’y presse
constamment, la fontaine vaut aussi le détour.
Il faut ensuite se perdre dans les ruelles qui montent au Duomo, et bien sur visiter cette cathédrale qui vaudrait à
elle seule le voyage dans cette citée par son sol recouvert de marbre sculpté
unique au monde.


La journée étant bien entamée, nous retrouvons notre camping
car et repartons en direction de Montepulciano par
les petites routes serpentant dans la campagne typique de Toscane, parmi les
ifs et les collines, symboles de la douceur de cette région.


Nous traverserons de nombreux villages, plus beaux les un
que les autres, et c’est en fin de soirée que nous
arrivons à destination, à Montepulciano.
Une aire de camping car est indiquée, mais comme nous sommes
proche du 25 Avril, fête nationale en Italie, la place est occupée par des
manèges forain !
Qu’à cela ne tienne, nous trouverons un petit coin en
retrait du parking sous les remparts, en surplomb de la basilique San Biago. Nous ne serons pas
seuls, un couple d’Allemands nous ayant vu s’installera pour la nuit.
Après une nuit paisible, nous montons visiter ce village
médiéval, nous sommes Samedi, l’effervescence de la semaine a laissée place au
calme du week-end et c’est sous le soleil que nous flânons dans ce joli
village.
Retour au camping car, nos voisins Allemands sont partis,
non sans avoir glissé un gentil petit mot en Français sous l’essuie-glace,
sympa !
Après la visite, nous descendons voir la basilique de San Biago, qui fut en son temps
la plus vaste de la Chrétienté avant la construction de St Pierre de Rome.
Nous partons pour le lac Trasimeno,
second lac Italien par la taille, et nous déjeunerons au bord, à Castiglione del Lago.
Après déjeuner, petit tour et café en ville, puis direction Florence , pour retrouver au camping des amis de Grenoble;
mais nous prendrons le chemin des écoliers en suivant la route du Chianti,
parmi les vignobles du même nom.
Beaucoup de beaux villages, de propriétés, et un relief qui
rappelle nos Côtes de Beaune


En fin d’après midi nous entrons dans Florence, trouvons
péniblement le camping Michelangelo, heureusement,
nos amis arrivés peu avant nous ont gardé une place à côté d’eux !
Nous passons la soirée à discuter
autour d’un sympathique apéritif , demain sera une longue journée à visiter
Florence, la perle de la Toscane ...

Fin de la partie 2
Rapido03