Portugal (Nord) : récit de voyage - hiver 2009

Récit de voyage dans le Nord du Portugal :
Vacances sur la côte de la Serra de Arrabida, la lagune de Obidos et la ria d’Aveiro.

 

Départ samedi 14 février 2009, à 14h30, tout est prêt…
Arrêt dîner sur l’autoroute de Burgos, nous roulons encore jusqu’à 22h30.
Arrêt coucher vers Tordesillas, entre Valladolid et Salamanque sur une aire de routiers, un véritable dépôt d’ordures, mais bon...

 

Dimanche 15 février, nous traçons plein sud sur l’autoroute direction Séville. Au loin, la Sierra de Gredos, on distingue les pistes de ski. Nous conseillons à ceux qui se rendent en Andalousie de l’ouest (Séville, Cadix, Algésiras) de passer par Salamanque-Cacerès plutôt que par Madrid dont on évite la fastidieuse traversée ; c’est super roulant et la 4 voies est presque terminée.

Nous rentrons donc au Portugal par Badaroz et l’autoroute de Lisbonne, très chère car au Portugal 4X4 + caravane = classe 3 donc 30 euros pour 150 km… (France classe 2, Espagne classe 1).
Nous sommes à 16h30 à Sétubal, bouchons du dimanche, les Portugais sont tous à la plage ou aux bars et restaurants en terrasse, il fait chaud, ça sent la viande et le poisson grillés, bref, les vacances.

Nous arrivons ensuite à destination : la côte de la Serra de Arrabida.
Elle est, à notre avis, la plus belle du Portugal, peu urbanisée et exposée au sud, donc chaude (il fait 22° à 17h). La végétation est très méditerranéenne, les romarins et quelques cistes sont en fleurs.

Comme c’est dimanche, il faudra attendre 20h pour trouver une place près de la mer.
Nous trouvons un grand parking de plage où nous resterons 2 nuits en compagnie d’une famille campingcariste portugaise super sympa qui nous a fait goûter des spécialités (entre autres, des palourdes à l’ail). Elle sera remerciée d’une bouteille de Bordeaux (on en a toujours une caisse en stock au cas où).


Lundi matin, nous laissons la cara sur le parking, gardée par nos voisins, pour aller faire les courses à Sétubal : c’est sensiblement plus cher qu’en France, sauf pour le vin (rouges du Douro, moins de 3 euros, ressemblent à un bon coteau du Languedoc ou Côte du Rhône sud, on aime bien aussi le vinho verde bien frais).

Mardi 17, nous partons vers le Nord.


La traversée de Lisbonne est laborieuse car il n’y a que 2 ponts sur le Tage : celui du 25 Avril, que nous prenons et, le plus récent Vasco de Gama. Les deux sont payants, bouchons garantis.

Nous nous posons en fin d’après-midi en périphérie de la station balnéaire de Consolaçao.
Il y a quelques camping cars sur le parking, nous choisissons de nous poser sur le sable, plus près de la mer, il n’y a aucun panneaux d’interdiction.

Le soir, grillades au menu.
Vers 20h, la police fait une ronde, s’arrête et nous observe intriguée un bon moment et repart comme elle est venue : on est loin de la France, ses panneaux d’interdiction et autres limitateurs de hauteur ! («limitateur de hauteur» ne doit pas exister en portugais).

Mercredi 18, peu de route au programme : 30 km avec une portion d’autoroute où nous trouvons une magnifique aire de vidange : le marquage au sol n’indique pas un CC, mais une caravane : vive le Portugal !
Le gasoil est à 0,97 euros le litre (0,85 euros en Espagne).

Nous nous posons pour la journée en front de mer de Foz de Arello où les enfants ont de quoi s'occuper.

Puis sur les conseils d’un basco-portugais qui passait par là, nous allons trouver un endroit tranquille pour dormir au bord de la lagune de Obidos en compagnie des pêcheurs locaux.

Photo 14

Jeudi 19 février : nous montons vers le nord en prenant une autoroute qui n’est même pas référencée sur le GPS ! Autoroute à six voies flambant neuve comme il y en a beaucoup au Portugal…
Nous sommes surpris de la similitude des paysages avec notre Côte Aquitaine (dunes de sables recouvertes de pins maritimes, chênes liège, arbousiers, mimosas, bruyères).

Direction la ria d’Aveiro.
Nous nous posons sur un parking de plage à Costa Nova.
Nous visitons le lendemain la ville réputée pour ses maisons colorées.

Vendredi 20 février, nous allons visiter la partie nord de la ria de Aveiro, entre lagune et océan, elle nous rappelle le Cap Ferret au Bassin d’Arcachon (en plus pollué…).
Nous trouvons un endroit tranquille sous les mimosas en fleurs et près de l’eau pour notre dernière journée et nuit au Portugal.

Samedi 21 février : nous entamons le retour.
Bonne surprise, l’autoroute Aveiro-Vila Formoso est gratuite. Il paraît que ça ne va pas durer.
En Espagne, nous traversons les forêts de chênes verts de Castille où sont élevés les cochons à jambon Iberico Bellota, un must en charcuterie espagnole. On s’est arrêté dans un village pour voir les prix : hors budget…

Pour éviter de dormir sur une aire d’autoroute, nous faisons un détour par la magnifique Sierra de Pena de Francia, il y a un peu de neige au sommet et des oliveraies en terrasses en bas ainsi que des amandiers en fleurs.
Visite d’un village de montagne et bivouac sur une aire de pique nique où, vers 19h, une famille espagnole achève son pique nique grillade.

Dimanche 22 février : grosse journée de 750 km. On part à 6h30, arrivée à la maison vers 17h00.

Nous avons fait au total 3000 km pour une consommation moyenne de 12 L.
Nous n’avons pas eu besoin d’aller au camping (donc Phil nous a prêté son guide pour rien, mais on s’en servira une autre fois pour visiter Porto, ce que nous n’avons pas eu le temps de faire cette fois-ci, nous n’avions que 8 jours). Il faut dire que la vue de certains établissements au Portugal remplis de caravanes à l’année et de mobil homes ne nous attire pas vraiment. C’est là que nous apprécions d'avoir une caravane autonome (eau, gaz et électricité à tous les étages…) et d’aller dans des pays sans interdiction.